2. Matériel utilisé
Il est tout à fait possible d’utiliser un enregistreur grand public pour réaliser des enregistrements dans la nature mais pour capter avec plus de finesse l’immense diversité des sons produits par les animaux (insectes, amphibiens, oiseaux…) ou tout simplement les ambiances délicates que nous offrent si souvent la nature (notamment la nuit), il est souvent nécessaire d’utiliser du matériel de qualité semi-professionnelle ou professionnelle.
Ayant débuté avec un magnétophone analogique et une paire de micros-cravates et il y a un peu plus d’une dizaine d’années (merci les beaux-arts d'Epinal !), les séquences que vous pouvez entendre sur cet audioblog ont été réalisées avec le matériel et les dispositifs suivants :
Enregistreur Edirol R09, ou Edirol R09-HR, ou Zoom H4 ou Marantz pmd671 + Préamplificateur externe Aéta PSP3 (dans tous les cas) + couple de micros Sennheiser MKH-40 (cardioïdes) ;
Enregistreur Nagra Ares bb+ (depuis novembre 2007) + couple de micros Sennheiser MKH-40 (cardioïdes) ou couple de micros Sennheiser MKH-40/MKH-30 (stéréo MS), ou Telinga Pro 6.
Les enregistreurs et les préamplificateurs
Le principal défaut des petits enregistreurs numériques, tels que l’Edirol R9 ou le Zoom H4 concerne les préamplificateurs intégrés. De qualité suffisante pour réaliser de bonnes prises de sons en milieu urbain, par exemple, ils se révèlent beaucoup moins performants en pleine nature, surtout lorsqu’il s’agit de capter des événements sonores faibles. Cela se traduit inévitablement par un important « bruit de fond » (souffle), particulièrement gênant à l’écoute.

Enregistreur Edirol R9, visité par un Dectique verrucivore. Photo : O. Namblard
C’est pour cette raison que je me suis rapidement équipé d’un préamplificateur externe : le PSP3 d’Aéta audio. D’une qualité et d’une robustesse incroyables, ce petit bijou n’est malheureusement plus fabriqué de nos jours.

Préamplificateur stéréo Aéta PSP3
En décembre 2007, je me suis décidé à abandonner les petits enregistreurs (type Edirol R-9) qui me posaient trop de soucis d’autonomie, de connectique et de durabilité pour travailler avec une des « Rolls-Royce » de la prise de son : le Nagra ares bb+, actuellement supplanté par le Nagra VI et le Nagra LB.

Enregistreur Nagra Ares bb+
Les microphones
Mais il ne sert à rien d’acheter un bon préamplificateur, ou un bon enregistreur si d’un autre côté la qualité des micros utilisés ne suit pas.
Peu avant de recevoir mon PSP3, je me suis décidé à acquérir une Telinga Pro 6 (micro parabolique) ainsi qu’un couple de Sennheiser K6-P (corps d’alimentation) avec des têtes ME-64 (cardioïdes). Ces derniers m’ont donné pleine satisfaction dans la plupart des situations mais ont révélé leurs limites devant des sons ou des ambiances particulièrement ténues.

Micro parabolique Telinga PRO-6, avec sa protection anti-vent en tissu polaire.

Micro parabolique Telinga PRO-6, sans la protection anti-vent.
Quelques années plus tard, un couple de MKH-40 puis un couple de MKH-30/MKH-40 (stéréo MS) ont succédé au couple de K6/ME-64. Ces micros (la série des Sennheiser MKH), réputés pour leur qualité (bruit propre très faible et grande sensibilité), sont également appréciables pour leur fiabilité et leur résistance à l’humidité. Contrairement aux Schoeps, par exemple, qui auraient tendance à ne plus répondre dès que le brouillard tombe… plutôt fâcheux…

Couple de Sennheiser MKH-40 (en configuration NOS) sur trépied Slik Pro GM et protégé du vent par des Softies (Rycote) doublés de Windjammers.
Enfin, vous pourrez entendre sur ce blog quelques séquences réalisées avec un couple d’hydrophones importé des USA (modèle H2-XLR, fabriqué et distribué par Aquarian Audio Products).

Hydrophones H2-XLR posés à la surface d'un lac gelé.
Pour approfondir les questions liées au matériel utilisé par les « audionaturalistes » d’hier et d’aujourd’hui, je vous invite à visiter cette page…
Vous pouvez également trouver un tableau comparatif des différents enregistreurs numériques actuellement disponibles sur le marché en cliquant ici.
Enfin si vous avez des questions spécifiques, si vous avez besoin de conseils personnalisés, le meilleur réflexe est d’aller pointer votre souris sur le forum de Sonatura. Il est particulièrement réactif grâce au suivi quotidien des membres de l’association, auteurs de la revue et sympathisants éclairés.
Photos : M. et O. Namblard
